『小さき人びと 折々の肖像』千葉文夫氏ピエール・ミションは現代フランス文学を代表するもっとも重要な作家のひとりです。日本での紹介は始まったばかりですが、フランスでは数々の文学賞があたえられていることからも明らかなように定まった評価を得ています。その出発点は、Vies minuscules と題され、1984年に刊行された奇妙な作品にあります。ようやくその日本語訳『小さき人びと』の刊行にこぎつけたわけですが、当の翻訳者は、原書刊行から翻訳出版にいたる40年という時間のへだたりにいささか茫然としつつ、ある種の同期もそこに感じるという不思議な思いにとらわれています。原書タイトルはこのうえなく切り詰めた表現でありながらも、背後にひそむ錯綜を考慮に入れるとひときわ鮮やかに目に映ります。プルタルコスの『英雄伝』からマルセル・シュオッブの『架空の伝記』にいたる列伝形式を模倣しつつ、ピエール・ミションは伝記、自伝、フィクションを合体させた新たな形態をここにつくりだしました。原書タイトルの下に小さく記されたレシという一語は、物語の語り手となる小説的な存在をそれとなく示唆しています。さまざまな人物を描き分ける列伝形式に見えつつも、それを背景として話者の声がオスティナートのように聞こえてくるのです。母の腕に抱かれる幼児は、時が経つにつれ、文学的「野心」を抱く人間へと変貌し、やがてはこの本の書き手そのものに姿を変えることになります。アフリカに出奔する孤児アンドレ・デュフルノーから、行方をくらまし怪しげな伝説の主となったアントワーヌ・プルシェや目に一丁字なきフーコー爺さんをあいだに挟み、墜落せる大天使ジョルジュ・バンディにいたるまで、舞台前面に呼び出される人びとは、存在と不在が同居する奇妙なあり方において、語り手の鏡像のようにも見えます。 いたるところに小さき人びとがいます。舞台後方には、疑わしきアントワーヌ伝説を担ぐフィエフィエ、滑稽を絵に描いたような教師アシル、うつろな目をした少女リュセット、放火魔トマなどの面々がひかえており、そのひとりひとりがおなじように読者の心に残ります。死にむきあうとき、もはや偉人と小人の区別などあるわけもなく、ピエール・ミションはひたすら肖像画家のようにして彼らに豪奢な死の装いをあたえます。作家はモデル各自の姿がもっともよくあらわれでる瀬戸際の瞬間をとらえようとするのです。グルーズ、ファン・ゴッホ、ベラスケス、レンブラントなどの画家たちの名が引かれるのも故なきことではありません。 ピエール・ミションは2003年に来日し、早稲田大学で講演をおこないました。そのときわたくしは彼の隣でユーゴーの「眠るボアズ」およびヴィヨンの「絞首罪人のバラード」の二篇の詩の朗読を聴きながら、文学的教養といったありきたりの形容では追いつかない何かをそこに感じました。テクストに生きた身体が付与される現場を目撃したと直感したわけです。 おなじく2003年、ピエール・ミションの翻訳を引き受けてくれる出版社をさがしましたが、思ったようにことは運びませんでした。それから20年近い時間が過ぎて、水声社の井戸亮さんが目の前にあらわれ、口にしたのは「Vies minusuculesを翻訳してみませんか?」という思いがけない、そして驚くべきひとことでした。 めぐりめぐる季節のようにして、ピエール・ミションが戻ってきたのです。 ピエール・ミションは手ごわい作家です。彼が好んで用いる息の長い構文はもとより、すぐにそれとわかるものばかりでなく、どこにひそんでいるかわからない数々の文学的引用は翻訳者の仕事をむずかしいものにします。彼の用いる言語はときに粗暴であり、ときに驚くべき洗練を見せます。このように裏と表の区別がつかない織物の感触、それをどのようにしたら読者に伝えることができるだろうかという問いが頭を離れませんでした。 困難に遭遇するたびに「窮すれば通ず」という古来の言い回しが頭に浮かびます。それは翻訳の困難だけが理由ではありません。翻訳者はこの本の語り手の姿のうちに、作家になる道を切り開こうと格闘するひとりの人間の姿を見たように思ったのです。ピエール・ミションはこの本の大部分を1970年代末のパリで書きました。わたくしもまた同じ時期にパリに暮らし、確信をもてぬままに拙い博士論文に取り組んでいました。それから40年を超える歳月がすぎたいま、時間のずれと同期が重なり合う不思議な感覚にとらわれながら、執筆と翻訳の要諦はすべてこの孤独な窮乏状態を生き抜くことに収斂するのではないかという思いを新たにします。それは「窮すれば通ず」というよりも、むしろ「窮せずには通じず」という認識なのです。 |
Le titre même de Vies minuscules est éclatant de simplicité mais aussi de complexité. Sous ce déguisement ancien et moderne, des Vies illustres de Plutarque aux Vies imaginaires de Marcel Schwob, Pierre Michon crée une nouvelle forme mettant dans le même sac biographie, autobiographie et fiction. Car le terme de récit placé sous le titre nous fait entrevoir en filigrane la figure d’un narrateur romanesque. Les Vies minuscules ne sont pas une simple collection de petites biographies : dans sa profondeur résonne en basse continu la partie d’un long récit autobiographique. Un tout petit enfant bercé dans les bras de sa mère se métamorphose au fil de temps en homme débordant de prétentions littéraires, qui deviendra finalement l’auteur des Vies minuscules. D’André Dufourneau, l’enfant prodigue, à Georges Bandy, l’archange déçu, en passant par Antoine Peluchet, le disparu mythique, ou le père Foucault, l’illettré angélique, les personnages convoqués au premier plan nous offrent, dans leur singulière apparition évanescente, des images en miroir du narrateur. Les vies minuscules prolifèrent. Les êtres plus humbles de l’arrière plan, Fieffié, le serviteur d’une légende douteuse, Achille, le professeur infortuné, Lucette, la fille au regard creux, ou encore Thomas, le pyromane convaincu, tous ces personnages plus ou moins abandonnés nous impressionnent avec la même force. En face de la mort, aucune hiérarchie ne sépare plus majuscule et minuscule. Pierre Michon portraitiste donne à chacune des vies minuscules l’apparat d’une mort majuscule. Il veut saisir ses modèles dans le moment le plus crucial de la vie. On comprend dès lors pourquoi, dans ce livre, sont cités autant de noms de grands peintres : Greuze, van Gogh, Velasquez, Rembrandt. Lors de son passage au Japon en 2003, Pierre Michon a donné une conférence à l’Université Waseda et j’ai eu la chance d’écouter de tout près sa lecture de deux poèmes : Boaz endormi de Victor Hugo et la Ballade des pendus de François Villon. Ce n’était pas seulement là une incarnation authentique de culture littéraire. Pierre Michon donnait littéralement un corps vivant à ces textes de jadis et d’hier : il sait ressusciter les voix mortes ou oubliées. En 2003, j’ai cherché sans succès un éditeur qui veuille ouvrir la porte à mon projet de traduire Pierre Michon. Presque vingt ans après, IDO Ryo, jeune éditeur qui travaillait alors aux éditions Suiseisha, m’a fait cette proposition inattendue, et étonnante : voulez-vous traduire les Vies minuscules? Pierre Michon m’était ainsi revenu. Pierre Michon n’est pas un auteur facile. Sa prédilection pour le déroulement de phrases complexes en périodes faisait souvent obstacle à mon travail de traducteur, ainsi que le nombre infini de citations littéraires, explicites ou camouflées. La langue de Pierre Michon est à la fois sauvage et d’une extrême finesse. La question de comment rendre ce tissage antinomique ne m’a pas quitté. Comme Thomas le pyromane, il me fallait faire feu de tout bois, lorsque je m’affrontais à des difficultés.Traducteur démuni, je croyais voir à travers la figure du narrateur quelqu’un qui se veut écrivain et qui, démuni lui aussi, cherche une voix juste pour parler des vies minuscules. Pierre Michon écrit la plupart des Vies minuscules à Paris à la fin des années 1970. À la même époque, son futur traducteur, lui aussi à Paris, écrivait sans conviction une thèse, presque minuscule. Aujourd’hui, plus de quarante ans après, et toujours saisi par ces sensations d’anachronique et de synchronique, j’ai l’impression que toute la question d’écriture et de traduction se résume dans l’acte de vouloir assumer cet état démuni et abandonné, autrement dit dans l’acte de vouloir être jusqu’au bout dans le besoin. On ne sort de ces moments cruciaux qu’en faisant feu de tout bois. |